Savoir-Faire   Spécialités
   

En 2004, La chocolaterie de Beussent Lachelle a reçu la médaille de Bronze du Tourisme et a été selectionnée par les guides gourmands Michelin. C'est une des rares chocolateries artisanales de France à fabriquer son chocolat directement partir des fèves de cacao.

fèves sèchesLes fèves proviennent essentiellement de Sao Tome et de la zone équatoriale d'Amérique du sud. La passion pour le chocolat nous incite à voyager dans le monde entier pour vous ramener les meilleurs crus .

contrôle qualité et choix des fèvesLe choix des fèves est bien sûr la première étape. Toutes les étapes qui suivront, de la fermentation au conchage, feront la différence entre un très bon chocolat ou un chocolat un peu moins réussi.

Les chocolateries de Beussent et Lachelle, vous offrent de nombreuses spécialités :

Bonbons de chocolats classiques : pralinés nature, à l'ancienne, caramélisés, amers, ganaches divines souvent alcolisées ou fruitées, et toujours meilleures quand elles sont fraîches ! Caramels, nougatine et nougat, truffe de saison, pâtes d'amandes différemment parfumées.

Les épices apparaissent souvent dans les tablettes spéciales : gingembre, romarin, poivre rose et noir, fenouil, etc.

D'autres spécialités sont réputées en France. En voici quelques unes : Le chocolat au Marteau, marque déposée depuis très longtemps, la choconaille, un saucisson de chocolat au miel et aux amandes, les tuiles aux amandes, les aiguillettes d'orange, les mendiants et les noisettes grillées enrobées de chocolat.

Tablettes truffées de fruits ou d'épices, aussi belles que savoureuses, tablettes grand crûs originales, où la torréfaction et le conchage ont été particuliers, et qui feront le bonheur des grands amateurs... !

Le cacaoyer ou cacaotier
 

Le point de départ du chocolat est un arbuste de la famille des malvacées haut de 3 à 8 mètres : le cacaoyer ou cacaotier. Son nom vient de Quetzacoalt, dieu de la végétation dans le panthéon du Mexique précolombien et signifie "cacao, boisson des dieux".

Le cacaoyer est frileux et aime beaucoup la chaleur (24° à 27°C) mais pas le soleil. On le cultive généralement sous des arbres qui lui procurent de l'ombre et qu'on appelle "les mères du cacao". Il a besoin de beaucoup d'humidité (2 500 mm d'eau par an) c'est pourquoi on le cultive dans les zones tropicales. Il ne produit qu'à partir de 4 ou 5 ans des fruits appelés " cabosses " portées par le tronc et les plus grosses branches.

C'est sur les branches des arbres de 3 ans et plus que se forment les boutons, petites bosses au départ, "les coussinets floraux" qui vont donner naissance aux fleurs - près de 500 - qui s'épanouiront sous la forme de fruits.

La fleur de cacaoyer est fine et délicate. Elle génère une quarantaine de graines qui seront contenues dans le fruit qu'on appelle la cabosse. Toutes les fleurs ne donnent pas de cabosses, mais seulement 1% d'entre elles.

Les cabosses, fruits du cacaoyer ont une forme qui rappelle celle d'un ballon de rugby et pendent à même le tronc ou sur les branches. Selon les variétés, elles passent pas plusieurs couleurs en mûrissant : du vert au rouge ou au violet, ou au jaune puis à l'orange.

Chaque cabosse comporte de 20 à 40 fèves entourées de mucilage, sorte de pulpe blanche qu'on évacue. Après fermentation, séchage et torréfaction les fèves sont utilisées pour la fabrication du chocolat. Le cacaoyer se décline en plusieurs variétés : le criollo, le trinitario et le forastero.

Le forastero au rendement élevé, est la variété d'où est issu le cacao le plus communément utilisé. Ses arômes vont de l"amertume à l'acidité. Il représente plus de 70 % de la production mondiale. : il fournit un cacao de qualité médiocre. On le trouve au Brésil, aux Antilles, en Afrique occidentale et en Amérique centrale.

Le criollo est la rolls des cacaos. Malgré son faible rendement et la fragilité de ses arbres, il est à l'origine d'un cacao très fin et aromatique à l'arôme délicat donnant une saveur à la fois douce et amère au chocolat. Il représente 5 à 10 % de la production mondiale de cacao. On le trouve essentiellement en Colombie, au Mexique et au Venezuela.

Le trinitario est obtenu par croisement du criollo et du forastero. Il donne un cacao qui hérite des propriétés des deux variétés d'origine, fin et à teneur élevée en matière grasse. Il représente 10 à 20% de la production mondiale et on le trouve dans toutes les zones tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du sud.

Les Maladies du Cacaoyer sont très destructrices et peuvent anéantir des récoltes entières. Les principales sont "la pourriture brune" et le "balai de sorcière".

La pourriture brune est causée par un champignon : le phytophthora palmivora Cette maladie s'attaque aux cabosses avec des taches brunes qui en recouvrent peu à peu sa surface, puis elle s'attaque à l'intérieur du fruit. De nouvelles variétés de cacaoyers, plus résistantes, sont peu à peu introduites car la seule façon de lutter contre cette maladie est d'utiliser des produits chimiques que peu de cultivateurs de cacaoyers ont les moyens de se procurer.

Le balai de sorcière est une maladie également causée par un champignon : le crinipellis perniciosa. Elle s'attaque non seulement aux cabosses, mais aux coussinets floraux et aux bourgeons. Le cacaoyer ne produit plus de cabosses, et ses branches se multiplient tant et si bien qu'elles ressemblent en fin de parcours à des balais de sorcière. Les seules méthodes pour combattre cette maladie est l'élimination deux fois par an des tissus contaminés par ce champignon.


 
La fabrication du chocolat
 

C'est tout un art !!

Et c'est vrai ! Il y a évidemment de meilleurs crus que d'autres. Ceux que nous préférons viennent de Sao Tome, dans le golfe de Guinée ; ils viennent de l'Equateur et du Venezuela ; ils viennent de Madagascar ;

La beauté de ces pays, la gentillesse des gens, et bien sûr ce bon cacao qu'ils nous procurent, toutes ces raisons vous feront voyager au bout du monde.


La façon dont les différentes étapes de fabrication seront menées, feront que le chocolat sera excellent ou un peu moins bon !

Les fèves, après avoir été séparées les unes des autres, seront déposées dans de grands bacs pour la fermentation et recouvertes de feuilles de bananier. Cette fermentation qui dure entre 4 et 6 jours va arrêter la germination des fèves, débarrasser celles-ci de leur pulpe, et surtout développer les précurseurs d'arôme.


Elles seront ensuite étalées sur des séchoirs au soleil pendant une dizaine de jours, soit séchées sur des ardoises en dessous desquelles un feu de bois est entretenu. Le séchage, dont la fonction est de continuer à développer les arômes, permet également de conserver les fèves en ramenant leur taux d'humidité autour de 7%.

Arrivées à Beussent ou à Lachelle, elles seront d'abord torréfiées pendant une vingtaine de minutes entre 120 et 130 ° suivant l'état et l'origine du cacao. Elles passeront ensuite au casse - tarrare où elles seront débarassées de leur tégument et de leur germe puis concassées et calibrées. Les éclats obtenus, qu'on appelle nibs ou grués sont soit pressés de façon à séparer le beurre de cacao de la pâte de cacao, soit passés au broyeur, mélangés avec du sucre et de la vanille, et éventuellement du lait en poudre, puis conchés pour être transformés en chocolat .